Alzheimer : les aidants naturels ont eux aussi besoin d’aide

24 avril 2015 - Accompagner, à titre de proche aidant, une personne atteinte d'Alzheimer se révèle un engagement à long terme qui exige des réserves d'énergie physique et mentale semblables à celles d'un marathonien. Mais, contrairement aux athlètes, les proches aidants le deviennent souvent du jour au lendemain, sans préparation. L'épuisement guette les aidants naturels.

« Je trouve qu'ils [les proches aidants] demandent du répit un peu tard. Quand ils le font finalement, ils nous disent : “j'aurais donc dû commencer ça avant!” », explique Sylvie Charbonneau, responsable des programmes à la Société Alzheimer Lanaudière.

En poste depuis sept ans, Sylvie Charbonneau a côtoyé les familles dont un membre souffre d'Alzheimer à travers les groupes-échange, les formations, l'évaluation des besoins en répit, etc.

« La génération des 70 ans et plus, où se retrouvent beaucoup de cas d'Alzheimer, regroupe des gens qui exprimaient peu leurs émotions, qui ne demandent pas d'aide, qui se débrouillent seuls », ajoute Sylvie Charbonneau.

La maladie d'Alzheimer sévissant plus fréquemment chez les femmes, dans l'ordre de 72 %, ce sont les conjoints qui deviennent les aidants naturels, des hommes souvent démunis avec le poids de l'entretien domestique et la préparation des repas. La maison ayant été le domaine de la femme pour les gens de cette génération, la conjointe atteinte d'Alzheimer serait souvent réticente à voir une ressource étrangère entrer dans la maison. Pourtant, les hommes sont très minoritaires dans les groupes-échange et les formations pour les aidants naturels offerts par la Société Alzheimer Lanaudière, à un point tel qu'on réfléchit à offrir éventuellement des sessions pour des groupes exclusivement masculins.

Apprendre les étapes du deuil

L'un des grands défis auquel font face les familles des personnes atteintes d'Alzheimer, c'est de faire le deuil progressif d'une personne toujours vivante, qui se transforme graduellement et qui s'éloigne de plus en plus de celle qu'ils ont connue, ce que les spécialistes appellent le « deuil blanc ».

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- Tiré de Le Trait d'Union