Témoignages anonymes
« Pour arriver à tout faire, les commissions, le lavage, voir à mon mari, ça me demande d'être organisée très strictement et honnêtement, je n'ai pas beaucoup de temps pour moi. Parce que quand tout est fait… j'ai juste le goût d'aller dormir.»
« J'écris tout ce que j’ai à faire et je barre à mesure…Parce qu'autrement, j'en oublierais, j'en ai trop à faire, les rendez-vous pour ma mère, mes rendez-vous personnels, ce que j'ai à faire dans la maison, les commissions…»
« Des fois je me dis : Mon Dieu, je ne peux pas tomber malade, qu'est-ce qui va arriver ?»
« Il y a des soirs, je suis tellement fatigué, je me fais à souper, je m'assois devant la télé pour manger en regardant les nouvelles, et souvent je m'endors avec l'assiette dans mes mains. C'est le seul temps pratiquement où je m’assois, où j'arrête…»
« Les aidantes font tout. T’as pas de diplôme, mais tu t’en fais un. C’est comme être parent, on n’apprend pas ça à l’école.»
« En fin de compte, je trouve que ça me fait du bien de parler avec la psychologue, parce que toutes ces années-là, je n'ai jamais partagé avec personne la lourdeur que ça m'imposait. On a fait un bilan, elle est capable de me conseiller, elle me fait prendre conscience des choses.»
« Quand on est pris pour aider, on s’organise. Mais je me revois il y a dix ans…si j’avais su, s’il y avait eu quelqu’un pour me diriger vers les ressources, j’aurais aimé ça.»
« Si je n’étais pas là, mon beau-frère ne serait pas capable de rester dans sa maison. C’est moi qui fais son épicerie, qui l’amène chez le médecin, qui fait ses commissions, qui règle ses factures…Les personnes comme lui qui n’ont pas d’aide, elles ne sont plus à la maison. »